Ce nom de groupe, revient sans cesse dans mes articles, mes mots, si bien que j'en deviens excessif. Faut dire que Black Holes, venant après l'excellentissime Absolution, vient troubler la donne, ils surprennent toujours, c'est un fait. Mais cet Opus, The Resistance, vient de placer la barre plus haut, vraiment. Tout commence avec un Uprising surprenant quant au son mais un Muse assez reconnaissable par son emprunte, que ce soit vocale, avec un Bellamy qui prononce d'avantage, comme s'il martèle ses mots!! La basse omniprésente, une chanson taillée pour les stades, un hymne au combat! Arrive alors The Resistance, sur des airs de cavalcade, de chevauchée autant que d'une traversée de l'espace temps, Bellamy nous emmène où il veut, cette 2ème partie de chanson tourne à la démence alternative rock, et mon Dieu que c'est bon!! On en sort sonné, complètement sonné! Undisclosed Desires, le tube taillé radio de l'album. Surprenant, Bellamy sans gratte, sans piano, troublant même, mais un vent de légèreté souffle sur ce morceau, à pleine patate, c'est tellement énorme, tellement kiffant!! United States Of Eurasia apparait ensuite, dans un style sur-dimensionné, complètement grandiloquent, et on ne peut qu'adorer, déguster, cette balade au grès des continents, cette culture orientale amenée au bout du monde pour terminer sur un nocturne de Chopin dégustable à souhait!!
Sans équivoque la grosse cassure de l'album, amenée par ce missile balancé dans les airs, Guiding Lights apparait comme une déclaration, un feeling simple et pur, une envie de balancer ça comme ça sans conséquences, une piste qui semble si anodine, mais qui montre que Bellamy, avec sa voix seule, peut faire basculer un morceau dans une beauté rare.
Unnatural Selection, la bombe H de l'album. Elle explose, envoie tout en poussière, et se permet le luxe d'une construction dantesque et décousue pour une finalité absolument démente. La gratte qui suit la ligne de chant ainsi que la cymbale sont d'une classe sans nom, et ce morceau annonce une fin qui est pour moi l'équivalent d'un choc émotionnel sans précédent musicalement parlant.
MK Ultra suit dans une folie électrique, on sent les effets de fous donner à la gratte de Bellamy un son inhabituel mais explosif, pas une seconde se passe sans gros coup de gratte, et le break est à chaque fois un peu plus violent, que du bonheur, MK Ultra, une tuerie, tout simplement.
I Belong To You. Putain mais cette chanson, je prends un paragraphe, mais je pourrais prendre une page, un cahier complet, elle est juste complètement folle, démente, trouvez tous les mots que vous voulez, c'est absolument hors de contrôle, un trip opéra-rock agrémenté d'un piano charmeur, puissant et sublime. Bellamy dans un français presque incompréhensible mais l'émotion est absolument dingue, un délire que l'on suit les yeux fermés, Muse nous entraîne sur ces dernières notes vers une symphonie qui de sa puissance, n'a d'égal que le génie de composition de son créateur....
La Symphonie en 3 partie n'aura pas de descriptif, elle n'en a pas besoin, c'est juste la folie musicale d'un génie, qui pose depuis 6 ans maintenant des notes pour une pièce en 3 parties, où chaque partie est absolument dantesque, se complète à elle même, des cordes et du piano absolument mémorable et transcandant, et où on arrive à la fin de l'album complètement sur les genoux, en se disant que cet album s'apprécie, se déguste pleinement dans sa continuité, la fin donnant des airs d'honneur à la musique, Bellamy a livré là tout ce qu'il avait, il a offert un album d'une rare beauté, et qui ne peut pas vraiment se définir sur des mots à côté du plaisir de l'écouter, encore et encore.
Muse est un groupe hors norme, ça c'est sûr.